- Maîtresse Patricia est une jeune et
ravissante maîtresse parisienne, nous lui laissons le soin
de se présenter.
Grande et féline, je privilégie
la distinction. Mes tenues sont tout aussi fétichistes que
très habillées. Je suis capable de me fondre dans
n´importe quel milieu, et mon éducation et ma culture
me permettent d´être à l´aise partout.
- Est-ce Internet qui a développé
en vous récemment l´envie d´être maîtresse,
ou l´êtes-vous depuis longtemps ?
Romantique, émerveillée par l´univers
des contes de fées qui ont accompagné ma jeunesse,
le rêve m´a fait avancer, et me permet de vivre la domination
comme un aboutissement. Respectueuse dans mes contes des princes
et des fées, j´ai toujours pensé qu´il
était plus agréable de les aider à se comprendre
dans un jeu de séduction. Dominatrice, certes, mais avant
tout joueuse et fidèle aux codes de la chevalerie. Je ne
saurais admettre nul autre qu´un seigneur à mes pieds.
Une croisade ne se gagne pas seule. L´acceptation de la soumission
n´est possible que dans un respect mutuel. Sachant que le
dépôt des armes n´est jamais une victoire absolue.
L´esprit féodal du donjon du respect que cette architecture
imposait aux visiteurs (seigneurs ou serfs) a toujours prédominé
comme étant un signe de puissance dans le temps et dans la
durée. Quel seigneur n´a pas rêvé d´être
le seul maître de son donjon, mais en même temps quel
seigneur n´a pas pensé qu´un jour il pourrait
y être amené ? Merci Catherine de Médicis de
nous avoir fait comprendre le jeu subtil du pouvoir. Merci également
de m´avoir appris qu´un roi n´était rien
sans son régent, et que dominer n´est donc pas une
question de statut.
- Que trouve-t-on sur votre site ?
Ma présentation sur mon site est réelle.
Il contient des galeries publiques et privées de photos et
vidéos qui vont des pratiques les plus courantes aux plus
extrêmes.
- Quelles sont vos pratiques favorites ?
Le nursing permet de préparer l´homme
à grandir et à se connaître, ce qui permet de
développer par la suite des besoins d´infirmerie beaucoup
plus phalliques. Débuts doux d´une découverte
physique pouvant aller jusqu´à des pratiques désirées
de spéculum, lavement, sondes, fist, doigté anal,
électricité, jeux d´aiguilles, fétichisme
des escarpins, bottes en cuir, bas et pieds, plug, poids, pinces,
travail des seins, humiliations, uro, cravache, face sitting, être
attaché, bondage, immobilisations
Et donc l´ouverture
au fétichisme de contention : cagoule, menottes, bracelet,
bâillon, tenues, carcans
Je prends ce que les gens me
donnent, et par leurs vibrations je peux ainsi avancer.
- Allez-vous dans les clubs SM parisien ? Et
si oui lesquels ?
L´exhibition n´étant pas
un but, la fréquentation de clubs souvent ouverts à
un public non SM ne présente pas pour moi beaucoup d´attrait.
Développant - dans la mesure du possible - des relations
de complicité, je préfère recevoir et comprendre
mes soumis dans leur intimité et peu m´importe un public
dont la seule pensée est sexuelle. Comprenez que pour se
connaître, un homme a besoin de se confier et donc besoin
de réponses qui nécessitent calme et sérénité.
Un homme dominé est moins tourmenté, il est plus serein,
il est content que la maîtresse ait eu du plaisir à
prendre ce qu´elle a pris.
Etre dominé, c´est se donner.
- Que nous préparez-vous de nouveau pour
les mois à venir ?
Ayant fait l´objet d´un reportage
sur Paris Première, j´aimerais récidiver sur
quelques chaînes câblées qui m´ouvriront
leur écran pour si possible présenter des séquences
aux téléspectateurs. De même pour quelques interviews
ciblées dans la presse comme les canaux spécialisés.
- Avez-vous une déontologie
personnelle ?
Oui en effet, j´ai un code d´honneur
: être une réelle dominatrice, c´est-à-dire
: -aucun rapport sexuel avec les soumis - j´écarte
toute personne irrévérencieuse. Seul l'esclave a les
clefs de la réussite. Le SM permet à des personnes
de découvrir leur corps et des sensations de bien-être,
qui ne sont pas forcément douloureuses.
- Un petit mot à ajouter pour nos lecteurs
?
Dans mon atmosphère de contes de jeunesse,
rois ou princes vénèrent reines et princesses. La
magie du respect et l´abandon de soi peuvent devenir source
d´émerveillement et de découverte réciproque.
L´autonomie de notre propre désir trouve satisfaction
dans nos fantasmes. Deux thèses s´opposent historiquement,
celle de SOCRATE qui affirme que la cruauté n´est là
que pour purifier l´être qui s´en sert et son
ego, et celle d´ARISTOTE qui affirme que la perversité
est volontaire et qu´elle justifie à elle seule louanges
et sanctions. Succomber à sa maîtresse nécessite
de se livrer cérébralement, physiquement et financièrement.
Pour ma part, je pense que le rêve de bonheur que peut être
la soumission doit rester un désir et donc supporter l´écart
entre fantasme et réalité, d´où pour
moi l´obligation d´une vraie relation pour affirmer
le fantasme. Mais il n´est pas d´amour qui ne comporte
aussi l´expérience de la souffrance. L´amour
rend vulnérable."

